En 2009, je viens tout juste d’obtenir mon BTS assistant secrétaire trilingue et je décroche mon premier emploi dans la fonction publique à Montpellier. À 20 ans, je suis fière d’entrer dans la vie active et enthousiaste à l’idée de commencer ma carrière professionnelle. Pourtant, quelques semaines après avoir débuté ce travail, quelque chose d’inexplicable se produit : un matin, je suis incapable de me lever.
Mon corps semble littéralement cloué au lit, comme vidé de toute énergie. Chaque mouvement demande un effort immense. Malgré cette fatigue inhabituelle, je me force à aller travailler. Mais au bureau, l’épuisement est tel qu’il m’arrive de poser la tête sur le clavier quelques minutes pour fermer les yeux. Je ressens une fatigue intense et incompréhensible, bien différente d’un simple manque de sommeil.
Cette situation dure plus de quatre mois. À l’époque, je pense simplement traverser une période difficile. Je n’ose pas vraiment en parler autour de moi, persuadée que cette fatigue finira par passer. À la fin de mon contrat, je décide de partir quelques jours à Barcelone pour prendre du recul et me changer les idées. Ce voyage me fait du bien moralement, mais la fatigue persistante est toujours là.
C’est à ce moment-là que je commence à comprendre que quelque chose ne va pas. Ce que je vis dépasse largement une simple baisse d’énergie. Sans le savoir encore, je viens d’entrer dans une longue errance médicale qui me mènera, quelques années plus tard, au diagnostic d’encéphalomyélite myalgique, aussi appelée syndrome de fatigue chronique (EM/SFC).
Encéphalomyélite myalgique c’est quoi ?
L’encéphalomyélite myalgique (EM) est une maladie neurologique reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle se caractérise principalement par :
- une fatigue chronique intense
- un malaise après effort
- des troubles cognitifs
- un sommeil non réparateur
L’encéphalomyélite myalgique, aussi appelée syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), est une maladie neurologique encore très mal comprise. Elle provoque une fatigue extrême, persistante et handicapante qui peut bouleverser totalement la vie quotidienne. Dans cet article, je partage mon témoignage personnel avec l’encéphalomyélite myalgique, les difficultés de diagnostic, les symptômes ainsi que les répercussions sur la vie quotidienne.
Mon objectif : faire connaître cette maladie invisible et soutenir les personnes qui traversent une situation similaire.
Pendant longtemps, cette maladie était appelée syndrome de fatigue chronique (SFC). Aujourd’hui, le terme EM/SFC est souvent utilisé. Le diagnostic est complexe car il s’agit d’un diagnostic d’exclusion : les médecins doivent d’abord éliminer toutes les autres maladies possibles avant de poser celui d’encéphalomyélite myalgique.
Quels sont les principaux symptômes de l’encéphalomyélite myalgique ?
Les symptômes les plus fréquents sont :
- fatigue chronique intense
- sommeil non réparateur
- brouillard cérébral (brain fog)
- douleurs musculaires et articulaires
- hypersensibilité à la lumière ou au bruit
- malaise après effort physique ou mental (malaise post effort | MPE)
Ces symptômes peuvent durer plusieurs années et varier en intensité.
Comment diagnostiquer l’encéphalomyélite myalgique ?
Le diagnostic de l’encéphalomyélite myalgique repose sur :
- une fatigue persistante depuis plus de 6 mois
- un malaise post-effort
- des troubles cognitifs ou du sommeil
- l’exclusion d’autres maladies
Il n’existe actuellement aucun test biologique unique permettant de diagnostiquer cette maladie.
En 2012, un professeur du service de médecine interne du CHU de Montpellier a finalement posé le diagnostic : syndrome de fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique). Mettre un nom sur mes symptômes a été un véritable tournant.
Avant ce diagnostic, j’avais consulté de nombreux spécialistes :
- gastro-entérologue
- neurologue
- pneumologue (apnée du sommeil)
- rhumatologue
- allergologue
- psychologue
- kinésithérapeute
Le diagnostic repose sur un diagnostic d’exclusion, c’est-à-dire que les médecins doivent éliminer toutes les autres causes possibles de fatigue chronique.
Tous ces examens avaient pour objectif d’écarter d’autres maladies, notamment :
- cancers
- dépression
- troubles thyroïdiens
- diabète
- maladies auto-immunes
D’autres pathologies présentent également des symptômes similaires, ce qui complique encore le diagnostic :
- fibromyalgie
- maladie de Lyme
- sclérose en plaques
- syndrome du côlon irritable
Ce n’est qu’après avoir éliminé toutes ces pistes que le diagnostic d’encéphalomyélite myalgique peut être posé.
En parallèle, de fortes douleurs digestives sont apparues. Pour comprendre l’origine de ces symptômes, plusieurs examens ont été réalisés :
- coloscopie
- dépistage de la maladie cœliaque
- recherche d’une maladie de Crohn
- analyses digestives
Résultat : tout était normal.
Et c’est souvent ainsi que commence l’errance médicale dans l’encéphalomyélite myalgique.
Les symptômes de l’encéphalomyélite myalgique
Les symptômes de l’encéphalomyélite myalgique (EM/SFC) peuvent varier d’une personne à l’autre, mais certains signes sont particulièrement fréquents. Ils peuvent toucher à la fois l’énergie, les fonctions cognitives, le sommeil, les muscles ou encore le système digestif.
Fatigue chronique extrême
La fatigue est permanente et peut être présente 24h/24. Elle ne disparaît pas avec le repos et peut rendre les tâches du quotidien très difficiles.
Sommeil non réparateur
Même après une nuit complète de sommeil, la sensation d’épuisement reste présente au réveil.
Troubles cognitifs | brain fog (brouillard cérébral)
De nombreuses personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique décrivent un brouillard mental pouvant se manifester par :
- difficultés de concentration
- troubles de la mémoire
- lenteur de réflexion et temps de réaction ralenti
- sensation d’être « dans le brouillard » ou de voir flou
- difficultés à évaluer les distances ou à faire la mise au point visuelle
Malaise post-effort
Après un effort physique ou mental (sport, courses, stress important, activité intense), une aggravation des symptômes peut apparaître. L’épuisement peut alors durer plusieurs jours, parfois jusqu’à une semaine.
Douleurs musculaires et articulaires
La maladie peut provoquer :
- faiblesse musculaire importante
- douleurs diffuses dans le corps
- raideur, notamment au niveau de la nuque
- vertiges ou essoufflement rapide
Hypersensibilité sensorielle
Certaines personnes deviennent particulièrement sensibles :
- à la lumière
- au bruit
- aux odeurs
Cette hypersensibilité peut s’accompagner de maux de tête ou d’acouphènes.
Troubles digestifs
Des troubles digestifs peuvent également apparaître :
- douleurs abdominales
- ballonnements
- nausées
- reflux
- diarrhée ou troubles intestinaux
- intolérances alimentaires
Dans mon cas, une partie de ces symptômes digestifs était liée à une intolérance au lactose et à la caséine, ainsi qu’à une hypersensibilité au gluten.
Autres symptômes possibles
Selon les personnes, d’autres symptômes peuvent être présents :
- dérèglements hormonaux
- troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété, hypersensibilité émotionnelle)
- maux de gorge fréquents
- chute de cheveux
- sensation d’être dans un corps beaucoup plus âgé que son âge réel.
Ces symptômes peuvent fluctuer dans le temps, avec des périodes d’amélioration et d’autres plus difficiles.
Encéphalomyélite myalgique : causes possibles
Les causes exactes restent encore mal connues.
Plusieurs hypothèses sont étudiées :
- infections virales (Epstein-Barr, Covid, etc.)
- dysfonctionnement du système immunitaire
- anomalies neurologiques
- troubles énergétiques cellulaires
La recherche progresse progressivement.
Encéphalomyélite myalgique : traitement
À ce jour, il n’existe pas encore de traitement curatif reconnu pour l’encéphalomyélite myalgique.
La prise en charge repose surtout sur l’amélioration de la qualité de vie :
- gestion de l’énergie (pacing)
- adaptation du mode de vie
- alimentation équilibrée
- soutien psychologique
- accompagnement pluridisciplinaire
L’objectif est d’améliorer la qualité de vie des patients.
La recherche progresse progressivement, notamment au :
- Canada
- Royaume-Uni
- Australie
Mon témoignage avec l’encéphalomyélite myalgique
Depuis 2009, je vis avec l’encéphalomyélite myalgique, une maladie neurologique encore peu connue du grand public. Tout a commencé après une infection par le virus d’Epstein-Barr, responsable de la mononucléose. La fatigue persistait bien au-delà de la période normale de récupération et s’accompagnait de nombreux autres symptômes.
Ce fut le début d’une longue errance médicale.
L’errance médicale dans l’encéphalomyélite myalgique
De nombreuses personnes atteintes d’EM/SFC passent par des années d’examens avant d’obtenir un diagnostic. Comme beaucoup de personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique, mon parcours médical a été long et parfois décourageant.
Avant d’être diagnostiquée, j’ai consulté plusieurs spécialistes :
- gastro-entérologue
- neurologue
- pneumologue
- rhumatologue
- allergologue
- psychologue
Tout a commencé après une infection par le virus d’Epstein-Barr, responsable notamment de la mononucléose infectieuse. Une prise de sang a révélé une infection ancienne, probablement survenue plusieurs mois auparavant. J’étais soulagée d’avoir une explication à ma fatigue mais cette fatigue persistait bien au-delà de la période normale de récupération. Or, une fatigue qui dure plus de six mois n’est plus considérée comme normale.
En parallèle, de fortes douleurs digestives sont apparues. Pour comprendre l’origine de ces symptômes, plusieurs examens ont été réalisés :
- coloscopie
- dépistage de la maladie cœliaque
- recherche d’une maladie de Crohn
- analyses digestives
Résultat : tout était normal.
Et c’est souvent ainsi que commence l’errance médicale dans l’encéphalomyélite myalgique.
Répercussions de l’encéphalomyélite myalgique sur la vie quotidienne
L’encéphalomyélite myalgique peut avoir un impact profond sur la vie personnelle, sociale et professionnelle. Cette maladie chronique et souvent invisible modifie progressivement le quotidien des personnes qui en sont atteintes.
Parmi les conséquences les plus fréquentes, on retrouve :
- isolement social
- fatigue extrême et persistante
- perte d’autonomie dans certaines activités du quotidien
- difficultés à maintenir une activité professionnelle
- baisse de confiance en soi
- dépendance financière
Avec le temps, de nombreuses personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique doivent adapter leur rythme de vie et apprendre à respecter davantage les limites de leur corps. L’écoute de ses capacités physiques devient essentielle pour éviter l’aggravation des symptômes.
Répercussions professionnelles de l’encéphalomyélite myalgique
Sur le plan professionnel, l’encéphalomyélite myalgique peut rendre le travail particulièrement difficile à maintenir sur la durée. De mon côté, j’ai souvent dû enchaîner des contrats à durée déterminée, car mon corps ne supportait pas un rythme de travail prolongé.
Lorsque je dépasse mes limites physiques, les symptômes s’intensifient : douleurs diffuses dans le corps, troubles de la mémoire, difficultés de concentration et épuisement profond. Ces périodes sont très éprouvantes, autant physiquement que moralement, car on se sent parfois impuissant face à son propre état de santé.
Avec les années, j’ai appris à mieux écouter mon corps et à éviter d’aller au-delà de mes capacités. Lorsque je force trop, il peut me falloir plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour retrouver un peu d’énergie.
Travailler sur des périodes plus courtes est devenu une forme d’équilibre. Sur un laps de temps limité, je peux être pleinement efficace, puis je prends le temps de récupérer. Pour beaucoup de personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique, le travail indépendant peut représenter une alternative intéressante, car il permet d’adapter ses horaires et son rythme de travail.
Pour ma part, j’ai choisi de développer une activité autour du partage de ma passion pour la cuisine, notamment à travers des cours et du contenu en ligne. Cette flexibilité me permet de préserver mon énergie tout en continuant à exercer une activité qui me tient à cœur, même si l’équilibre financier reste parfois fragile.
L’encéphalomyélite myalgique et la conduite
L’encéphalomyélite myalgique peut également avoir des conséquences sur certaines activités du quotidien, comme la conduite. Dans mon cas, cela devenait trop dangereux, autant pour moi que pour les autres.
Je rencontrais des difficultés à évaluer correctement les distances et à coordonner mes gestes avec les informations perçues par mon cerveau. Traiter plusieurs informations en même temps, un vélo qui passe, une voiture qui se gare, un piéton qui traverse ou un panneau de signalisation, devenait extrêmement compliqué.
Aujourd’hui encore, en 2026, je ne peux toujours pas envisager de reprendre la conduite.
Adapter l’activité physique avec l’encéphalomyélite myalgique
Avec l’encéphalomyélite myalgique, l’activité physique doit être adaptée avec beaucoup de prudence. Dans mon cas, certaines activités sportives provoquaient des malaises post-effort importants.
Après un effort trop intense, mon corps se retrouvait totalement vidé d’énergie, accompagné de douleurs diffuses dans tout le corps. Ces épisodes pouvaient m’obliger à rester allongée pendant plusieurs jours pour récupérer.
J’ai donc appris à privilégier des activités très douces et à respecter mon propre rythme. Les activités sportives intenses, en salle ou en équipe, ne me conviennent pas.
Aujourd’hui, je privilégie plutôt :
- la marche douce sur terrain plat
- la danse à mon rythme
- les étirements légers
- les trajets à vélo
Avec l’encéphalomyélite myalgique, le plus important reste d’écouter son corps et d’éviter de dépasser ses limites, afin de préserver son énergie sur le long terme.
Outils pour mieux vivre avec l’encéphalomyélite myalgique
Au fil des années, j’ai développé plusieurs habitudes pour améliorer mon bien-être :
- apprendre à écouter son corps
- respecter ses limites
- pratiquer la respiration et la relaxation
- adopter une alimentation saine
- privilégier les relations bienveillantes
La méditation, les massages ou encore les moments de silence peuvent aussi aider à apaiser le mental.
Outils pour surmonter les douleurs physiques et apaiser le mental
- apprendre à connaître, comprendre et accepter ce “nouveau moi” et à l’aimer, le respecter et surtout en prendre bien soin en l’écoutant et en lui donnant autant de repos qu’il lui faut
- faire régulièrement des exercices de respiration, s’étirer, bailler, tourner sa tête très doucement 3 fois dans un sens et 3 fois dans l’autre en étirant au maximum (à faire quelques fois dans la journée)
- s’éloigner des relations toxiques
- pratiquer la bienveillance et la gratitude
- apprendre à pardonner
- ne plus se forcer à faire quelque chose si notre corps est fatigué et/ou si notre cœur ne le veut pas
- ne plus culpabiliser si on ne peut pas ou ne veut pas faire quelque chose
- arrêter de se justifier sur notre état de santé, sur nos choix de faire ou ne pas faire quelque chose, et…
- être à l’écoute de son corps
- offrir à son corps une alimentation saine, variée et la moins chimique possible
- chouchouter son corps en prenant soin de lui par des massages (voire des auto-massages de la tête, des pieds, etc), par des bains chauds, par des siestes, des cures thermales (vous ne pouvez pas vous la payer, posez l’intention que vous souhaitez qu’on vous l’offre), etc..
- s’offrir des moments de silence,pratiquer la méditation, écouter de la musique zen
- aller à son rythme
- pratiquer une activité que l’on aime car cela va libérer des endorphines
Encéphalomyélite myalgique et invalidité
Actuellement je suis en démarche pour une demande de pension d’invalidité pour l’encéphalomylite myalgique. Je vous conseille de vous rapprocher d’une assistante sociale au sein de votre CPAM.
Espérance de vie et guérison dans l’encéphalomyélite myalgique
L’encéphalomyélite myalgique est une maladie chronique dont l’évolution varie selon les personnes. Certaines voient leurs symptômes s’améliorer avec le temps, tandis que d’autres doivent apprendre à vivre durablement avec la maladie. La recherche progresse, et l’espoir d’une meilleure compréhension de cette pathologie reste très présent.
Pourquoi parler de l’encéphalomyélite myalgique
Pendant longtemps, j’ai hésité à partager mon histoire. Aujourd’hui, j’ai envie de contribuer à faire connaître l’encéphalomyélite myalgique, car cette maladie reste trop souvent méconnue. Si vous êtes concerné(e), ou si l’un de vos proches l’est, sachez que vous n’êtes pas seul. Et parfois, le mental, l’entourage et la bienveillance peuvent devenir de véritables forces pour avancer.
Associations et ressources sur l’encéphalomyélite myalgique
France
- Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique (ASFC)
- Millions Missing France
Canada
- Action CIND
- ME/FM Society of Canada
Suisse
- Association Suisse du Syndrome de Fatigue Chronique
Belgique
- Association Syndrome de Fatigue Chronique Belgique
Ces associations proposent :
- information scientifique
- soutien aux patients
- actions de sensibilisation
Sources scientifiques sur l’encéphalomyélite myalgique
- Organisation mondiale de la santé (OMS)
- Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC)
- National Institute for Health and Care Excellence (NICE)
Études scientifiques :
- Institute of Medicine (2015) – Beyond Myalgic Encephalomyelitis
- NICE Guideline for ME/CFS (2021)
- CDC – Myalgic Encephalomyelitis / Chronic Fatigue Syndrome
Je vais me confier à vous, chose que j’ai attendu de faire depuis des années avant de pouvoir m’offrir l’opportunité d’en parler librement sans peur d’être jugée. Je me sens prête à en parler car j’ai parcouru un long chemin et je souhaite vous le partager avec bienveillance et optimisme. Que vous soyez vous-même touchés ou bien l’un de vos proches ou que vous ayez des problèmes de santé chroniques, que l’on ne vous trouve rien de grave et que l’on vous dit que tout est dans la tête, prenez le temps de lire mon témoignage. Vous tombez sur mon article par hasard et vous découvrez cette pathologie alors j’espère pouvoir faire prendre conscience aux gens, aux spécialistes que tout n’est pas la tête et qu’au contraire parfois heureusement que notre mental est fort pour nous accompagner au quotidien et nous rendre plus fort !
Encéphalomyélite myalgique Arte
Avec le temps, j’ai compris que vivre avec l’encéphalomyélite myalgique m’a amenée à me recentrer davantage sur moi-même. Cela passe notamment par une meilleure écoute de mon corps, une hygiène de vie la plus saine possible et l’importance de s’entourer de personnes bienveillantes et rassurantes.
Je suis profondément reconnaissante envers toutes les personnes qui ont croisé mon chemin et qui m’ont appris tant de choses au fil des années. Je remercie aussi celles qui font aujourd’hui partie de ma vie et qui contribuent à la rendre plus douce et plus lumineuse. Leur présence, leurs paroles encourageantes et leur soutien sont précieux pour moi.
Tout cet amour et cette bienveillance me donnent la force d’avancer chaque jour. Peu à peu, j’ai appris à ne plus voir chaque réveil comme une épreuve, mais plutôt comme une nouvelle journée à accueillir avec gratitude, sérénité et confiance. ♥
Oui, l’encéphalomyélite myalgique est reconnue comme maladie neurologique par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1969.
La fatigue chronique est un symptôme. L’encéphalomyélite myalgique est une maladie caractérisée par une fatigue sévère associée à d’autres symptômes.
Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais certaines personnes voient leurs symptômes s’améliorer avec le temps.



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Bonjour, merci pour votre témoignage qui fait beaucoup écho à mon parcours. Mononucléose diagnostiquée il y a 4 ans et qui a chamboulé ma vie. Fatigue permanente, fatigue post-effort (plusieurs jours pour récupérer), troubles du sommeil, troubles digestifs, troubles cutanés (apparition de zonas), troubles cardiaques (palpitations), réveil très laborieux (corps de “vieux”), douleurs musculaires/mâchoire, troubles hormonaux et cognitifs (concentration, sensibilité aux bruits et la lumière etc.) enfin… la liste est longue ! Aujourd’hui j’essaie d’accepter la maladie et je privilégie mon corps et mon énergie quitte à dire non (j’essaie de ne pas culpabiliser, heureusement mon entourage est bienveillant). Le travail fait un peu peur, pour l’instant pas mal de télétravail dû au covid mais bientôt retour en présentiel =/. On verra si je tiens le coup sinon je changerai de poste. Merci en tout cas, on se sent moins seul en lisant les autres et nos parcours sont souvent similaires ! Bon courage 🙂
Bonsoir, merci pour ton témoignage également. Il est très important de ne pas trop forcer sur ton corps car après les malaises post-efforts sont difficiles à vivre, tant sur le point physique que sur le point emotionnel (frustration). Il vaut mieux dire non, peut importe comment le prend les personnes, il est important que tu prennes soin de toi. Pour le travail de mon côté, j’essaie de travailler en tant qu’indépendant, à mon rythme mais je fais toujours des périodes de contrats salariés courts. Tu trouveras un rythme qui te conviendra: ton rythme. Ce qui m’aide beaucoup, c’est bien sûr l’alimentation saine, non industrielle, le lâcher prise, le repos, l’acceptation, le développement personnel, la spiritualité, etc… Les exercices de visualisation: se visualiser en pleine santé par ex, l’intention: poser l’intention de ce que tu souhaites dans la vie par ex l’abondance à tout niveaux et bien sûr la pratique quotidienne de la gratitude: remercie “l’univers” pour les belles choses qui se produisent dans ta vie. Souris même quand tu as mal et imagine toi entourée d’une lumière chaude qui t’apaise les douleurs. Bon courage ! Tu n’es pas seule !
Bonjour Caroline,
Merci pour tous les infos sur cette maladie. Je suis tombée malade avec le SFC il y a deux ans lorsque je travaillais a Montpellier pendant l’été. J’ai aussi le sentiment de vertige et d’étouffement au niveau du sternum quand je m’assis et quand je suis débout, est-ce que vous avez trouvé une solution a ce probleme? Je vous souhaite un prompt rétablissement!
Bonjour,
Tout d’abord, je vous souhaite tout plein de courage car je sais tellement bien comme c’est difficile à vivre ! Entourez-vous de personnes qui comprennent et acceptent et qui soient à l’écoute, c’est très important. Je vis avec l’EM-SFC depuis 2009 suite au virus de la mononucléose. Il n’y a pas une solution miracle non mais c’est une hygiène de vie saine globale à adopter. J’ai prévu de faire un nouvel article, pour faire une mise à jour un peu de nouveaux soins et de nouvelles habitudes de vie qui m’apportent du mieux-être. Si vous avez Instagram, je partage en stories quotidiennement mon cheminement vers la guérison. Mon compte est: “caroline_cuisine”. En ce qui concerne les vertiges et la sensation d’étouffement au niveau du sternum, pour ma part il s’agit vraisemblablement d’un SADAM (syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur), dans quelques jours j’ai d’ailleurs une intervention chirurgicale maxillo-faciale. J’espère et je pense fortement que certaines douleurs vont s’atténuer voire disparaître, c’est tout ce que je me souhaite. Donc la posture – mâchoire – pieds – peut avoir une grande importance dans certains de nos symptômes, je pense ! J’espère que mon commentaire vous aide un peu.
Je vous souhaite un beau et doux WE.
Caroline
Bonjour Caroline. Je ressens depuis des années de nombreux symptômes semblables à ceux que vous décrivez accompagnés de névralgies. Je suis en grande errance médicale. Mes névralgies sont prises en compte mais pas cette fatigue invalidante. Comme vous, je suis de la région montpelliéraine et peut être pourriez vous me dire quel est le médecin qui s est occupé de vous. Je vous en remercie par avance.
Bien cordialement. Catherine
Bonjour Catherine, je vous remercie pour votre message et je suis désolée de lire cela.
A Montpellier, concrètement je n’ai pas de suivi. J’ai cependant rencontré et été prise en charge par le service du Docteur Cozon – médecin immunologue spécialiste fibromyalgie et encéphalomyélite myalgique, à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon. C’est l’une des plus belles rencontres du corps médical que j’ai pu faire dans ma vie, ce Docteur m’a beaucoup apporté ! Après, je suis suivie par une naturopathe aussi qui m’accompagne à chaque changement de saison. Une des choses que je travaille beaucoup cette année c’est la gestion des émotions. Après c’est dans mon long cheminement que j’en suis là aujourd’hui et que je travaille en profondeur sur ce sujet là. J’espère vous avoir aidé. Je vous souhaite une belle et douce semaine.
Caroline
bonjour, est ce que cela est possible d’avoir les coordonnées de votre naturopathe. j’ai aussi l’EM/SFC
Bonjour Caroline !
Merci pour cet article tellement juste. Je suis atteinte de la même maladie et je me suis reconnue sur bien des points. Au début j’ai également connue l’errance médicale et les réactions négatives des gens qui me disaient « bouge toi » « c’est psychologique ». Même après le diagnostique confirmé par un spécialiste j’esseyais de le cacher à cause de ce que pouvait renvoyer le monde autour de moi(médecin y compris). Maintenant j’en parle sans honte car je trouve ça très important d’être informé, de savoir que ce genre de maladie existe. Et oui c’est très dur de vivre avec ça. Donc notre mental est fort ! Améliorer ne serait ce qu’un peu son quotidien et minimiser la douleur est un combat au quotidien. Il faut se détacher de beaucoup de choses et de beaucoup de personnes et ne pas avoir peur de la solitude. Merci pour les conseils que tu donnes en fin d’article. Bon courage et je te souhaite le meilleur pour la suite !
Bonsoir Marie,
Merci beaucoup pour ton message et tes encouragements. Effectivement plus on en parle avec acceptation, plus on témoigne, plus on avance. C’est important d’être entouré de personnes bienveillantes et compréhensives qui ne nous jugent pas et qui nous accompagnent au mieux. Dès lors que l’on me manque de respect surtout sur mes problèmes de santé et qu’on se permet de juger sans prendre la peine de comprendre, je laisse tomber et m’éloigne de ces personnes et je vis mieux ainsi. Heureusement il n’y a que très peu de personnes “agressives” et pour moi ce comportement là reflète d’ailleurs parfois un certain mal-être dans leur vie…
Force à nous <3
Bonjour
Caroline, merci de ton témoignage.
Ça fais du bien depuis trois ans j’ai ce type de symptômes et les médecin pendant deux ans le prenais carrément pour une hypocondriaque depuis quelque moi les examin sérieux commence. J’ai aussi l’espoir via médecin alternatives méthodes différente de me soigner profondément durablement. Je te souhaite aussi de trouver tes clef. Maus merci pitre ce témoignage qui me donne u. Peu d’espoir.
Bonjour Cinitia,
Je te remercie pour ton message. Je pense qu’on est loin d’être les seules malheureusement à être en errance médicale… Quand on ne trouve pas d’anomalies dans les marqueurs biologiques, prises de sang et autres radios ou scanners, les médecins sont dépourvus et alors, il est plus simple de dire que c’est dans la tête… Mais heureusement que j’ai eu ce diagnostic après tant d’efforts et de larmes coulées. Je remarque d’ailleurs que je suis maintenant de plus en plus prise au sérieux: la médecine conventionnelle ne pouvant rien pour moi, je me suis effectivement rapprochée de médecines alternatives qui me font du bien, soulage un temps mes maux. Ce qui est alors important c’est de trouver son équilibre de vie en se créant notre propre cocon plein de douceur. Il est important de s’écouter et de se reposer. Je te souhaite également d’aller de mieux en mieux. Il ne faut jamais perdre espoir ! Courage, tu n’es pas seule 😉